L'hospitalité est une tradition arabe pratiquée par les Bani Ma'rouf où qu'ils se trouvent. Cependant, ce que les Libanais ont adopté de la ville occidentale a rendu le style d'hospitalité différent entre le Mont-Liban et le Djebel el-Druze, bien qu'ils soient d'accord sur le fait d'honorer l'invité. Même dans les terres d'émigration où les jeunes Bani Ma'rouf se sont rendus aux quatre coins du globe, ils rivalisent pour organiser des fêtes en l'honneur des invités, bien que les manifestations de l'hospitalité dans le Djebel el-Druze, la région de l'Iqlim, le Wadi al-Taym et les villages de la Ghouta soient plus proches de l'original arabe.

Dans la plupart des maisons, la plus belle et la plus grande pièce est réservée pour être une « Madafa » (salle d'accueil) destinée à recevoir les invités. Son propriétaire doit préparer quotidiennement du café arabe pour le servir à tout visiteur venant de l'intérieur ou de l'extérieur du village. Ces Madafas sont considérées comme des clubs où les personnes réunies discutent d'événements politiques et sociaux, ainsi que de nouvelles des batailles et des guerres. On offre à l'invité de la nourriture et des collations, et il est entouré de sollicitude et d'honneurs par l'hôte et ses amis afin qu'il se sente parmi les siens.

L'écrivain anglais « Nimri » déclare : « L'hospitalité qu'ils offrent aux étrangers et les uns aux autres est proverbiale dans tout l'Orient, et quiconque a l'occasion de leur rendre visite, ne serait-ce qu'une fois, ne peut nier leur convivialité, leur noblesse et leur bienveillance ».

Le poète français « Lamartine » dit également : La générosité de l'hospitalité chez eux est sacrée ; ni promesse ni menace ne peut pousser un Druze à livrer un invité qui a cherché refuge auprès de lui, même s'il est réclamé par son prince. Il est arrivé, lors de la bataille de Navarin, que des Européens résidant dans les villes syriennes, craignant la vengeance des Turcs, se sont réfugiés chez les Druzes et y sont restés plusieurs mois, sains et saufs, dans une tranquillité absolue. Leur devise morale est que tous les hommes sont frères ; ainsi, la protection de l'hôte et l'honneur rendu au voyageur sont des traits qui leur ont valu le titre de Bani Ma'rouf (les gens du bien).