L'être humain est par nature un être social qui ne peut satisfaire ses besoins matériels de nourriture, de boisson, de vêtements et de protection qu'en coopérant avec autrui par le principe de la division du travail. De même, il ne peut acquérir des connaissances, évoluer et s'élever que par une interaction positive avec les autres et grâce au savoir et aux mœurs unificateurs légués par des ancêtres sages. Puisque l'homme est le seul être dans cette existence qui possède la raison, la liberté, la capacité de création et la faculté d'évoluer d'une étape à une autre supérieure dans la connaissance, il est devenu nécessaire que son esprit interagisse avec l'esprit des autres par l'étude, le partage et l'enrichissement mutuel afin de faire naître la créativité et le développement requis. C'est pourquoi le bonheur de l'individu a été considéré comme une partie du bonheur de la communauté, et la dignité de l'individu comme une partie de la dignité de la communauté, tout comme son malheur, son retard et sa régression vers les profondeurs les plus basses.
Les sociétés et les communautés sont comme les mers, régies par le principe du flux et du reflux. Si les communautés vivent le flux de l'amour, elles s'harmonisent, se solidarisent et unifient leurs visions, leurs espoirs, leurs rêves et leurs réalisations, menant à la civilisation, au progrès, à l'ouverture et à l'interaction positive. Si, en revanche, elles vivent le reflux de la haine, elles se divisent, se dispersent, leurs intérêts deviennent contradictoires et leurs pensées et visions s'opposent, menant au sous-développement, à l'isolement, aux courants fondamentalistes, aux guerres civiles, à l'effondrement de ce qui a été bâti, au déchirement de ce qui a été unifié et à la disparition de ce qui a été créé.
Le Tout-Puissant a dit dans Son Livre Sacré : « Et cramponnez-vous tous ensemble au câble d'Allah et ne soyez pas divisés », et Il a dit : « Ne soyez pas parmi les associateurs, qui ont divisé leur religion et sont devenus des sectes, chaque parti se réjouissant de ce qu'il détient », et le Très-Haut a également dit : « Ceux qui ont divisé leur religion et sont devenus des sectes, tu n'es nullement responsable d'eux ».
Cette parole divine ne suffit-elle pas aux doués d'intelligence pour comprendre qu'Allah n'a créé la création que pour qu'ils Le connaissent, et celui qui Le connaît a respecté l'être humain en lui-même et a respecté l'humanité d'autrui ? C'est Lui qui a gravé Ses lois sur les joyaux des miroirs de toutes les âmes. Certains ont poli le miroir de leur propre âme par la rectitude de la foi et les vertus pures, et les lumières des vérités ont brillé sur le miroir de leur être. D'autres ont souillé leur miroir par le polythéisme, le mensonge et les désirs, de sorte que les lumières des vérités ont disparu comme si elles n'existaient pas à l'origine. Ainsi, personne ne peut s'excuser en disant qu'il ne connaît pas la Vérité, car elle est imprimée dans l'essence des âmes et elle est plus proche de nous que notre veine jugulaire.
Le noble Prophète (PSL) a dit : « Le croyant pour le croyant est comme un édifice dont les parties se soutiennent les unes les autres ». Il a aussi dit : « Attachez-vous à la communauté, car le loup ne dévore que la brebis égarée ». Il a également dit (PSL) : « L'image des croyants dans leur amour mutuel, leur miséricorde et leur sympathie est celle du corps : si un membre se plaint, tout le reste du corps réagit par l'insomnie et la fièvre ».
Toute cette guidance et ces conseils ne suffisent-ils pas pour savoir que la main d'Allah est au-dessus de toutes les mains, et que la communauté unie sur la vérité et le bien ne peut être vaincue avec Son aide ? Quant à l'union dans le mal et l'agression, c'est le racisme lui-même, et c'est le vice le plus détesté aux yeux du Seigneur et aux yeux des hommes.
Il a été dit dans un sermon à un groupe de croyants : « Gardez-vous de traiter les uns avec les autres par l'hypocrisie, car l'hypocrisie est la porte de la dispersion et de la séparation ».
Ma'n ibn Za'ida disait en conseillant ses fils :
Soyez unis, ô mes fils, si une épreuve survient, et ne vous dispersez pas en individus.
Les bâtons refusent de se briser lorsqu'ils sont réunis, mais s'ils sont séparés, ils se brisent un à un.
Et Ma'rouf al-Rusafi a dit :
La coopération dans le bien et l'union pour élever la parole de la vérité, voilà, je le jure, la voie claire de la communauté, son refuge paradisiaque, son lotus suprême et le sommet de sa dignité et de son bonheur.
Anis al-Maqdisi a dit :
Ô ma patrie, je te souhaite la grandeur, une vie indépendante et l'ordre. Mais où cela se trouve-t-il dans des pays qui ont refusé autre chose que la dissension et la division ?
Si Allah a distingué l'être humain par le don de la contemplation et de la réflexion, en faisant d'eux un moyen pour le bonheur de l'âme et sa stabilité dans la sérénité de la certitude ; et si l'homme, par la contemplation et la réflexion, sait qu'Allah est plus proche de lui que sa veine jugulaire, trônant sur le trône du cœur du croyant, illuminant ce qui est en lui, alors comment l'homme peut-il s'obstiner, regarder la vérité sans la voir et se jeter dans des ténèbres superposées ? N'est-ce pas là l'homme qui se torture lui-même ? Allah n'a pas créé la création en vain, mais la plupart des gens ne comprennent pas.






