La troisième vertu de la doctrine du Tawhid est le renoncement à l'adoration du néant
La doctrine du Tawhid prône un éloignement absolu et total du paganisme, du polythéisme et de l'idolâtrie. Cette croyance prévalait par le passé, où beaucoup croyaient aux forces de la nature, aux corps célestes, aux signes du zodiaque, etc., leur attribuant des attributs divins, se prosternant, priant et leur offrant des sacrifices. Pourquoi l'éloignement des croyances païennes est-il considéré comme une valeur si importante dans la doctrine du Tawhid ?
Selon l'orientation religieuse unitaire druze, ces croyances païennes ne sont pas compatibles avec l'idée de l'unicité de Dieu, bien au contraire, elles impliquent une négation de l'existence de Dieu, l'Unique, le Seul, l'Éternel. En se basant sur les enseignements de la doctrine du Tawhid, toute croyance attribuant des pouvoirs surnaturels à une entité autre que la divinité est fondamentalement rejetée. Par conséquent, la doctrine du Tawhid druze s'est fermement opposée, à l'instar des autres religions monothéistes (le judaïsme, le christianisme et l'islam), au paganisme et à l'idolâtrie, les considérant comme étant en totale contradiction avec le principe de la foi en un Dieu unique.
La position des monothéistes face aux superstitions
En plus de la vertu du renoncement à l'adoration du néant, la doctrine du Tawhid s'oppose de manière claire et catégorique aux croyances populaires et aux superstitions qui sont encore répandues de nos jours, qui ne reposent sur aucune logique, n'ont aucun fondement religieux ou scientifique, et ne s'appuient sur aucun fait. Pourtant, elles ont pris racine et ont envahi l'esprit de beaucoup. Il existe différents types de croyances populaires et de superstitions, allant de la croyance aux charlatans, aux devins, aux magiciens et aux diseurs de bonne aventure, en passant par les amulettes, jusqu'à la croyance aux djinns, aux démons, aux esprits et aux fantômes. Par exemple : dans le folklore druze et la tradition arabe en général, il existe diverses personnalités considérées comme douées de prescience, appelées « devins ». On voit dans les contes populaires comment ces devins distribuent des conseils, préparent des charmes et des talismans, et les gens leur attribuent des pouvoirs surnaturels et des capacités extraordinaires à prédire l'avenir. La croyance populaire aux djinns, aux démons, aux esprits malins et aux spectres occupe une place importante dans ces récits et dans le patrimoine populaire en général ; le démon et le diable, par exemple, sont souvent mentionnés dans les conversations quotidiennes : on dira d'une personne mentalement instable qu'elle est « possédée par un démon », et une mère crie lorsque son enfant trébuche et tombe : « Honte à toi et maudit sois-tu, ô Satan ! ».
Selon la doctrine du Tawhid, il n'existe aucun fondement pour ces croyances populaires et superstitions dans les textes religieux ; elles ne reposent sur aucune base jurisprudentielle ni aucun lien avec les valeurs religieuses, et il est interdit au croyant monothéiste d'y croire ou de les adopter. La doctrine du Tawhid s'oppose à ces croyances populaires et les combat, car elles peuvent conduire le croyant monothéiste, qui a besoin d'aide et de soutien, à une situation où il cherche secours auprès de forces ou d'éléments autres que Dieu, que Sa gloire soit exaltée.
Extrait du patrimoine unitaire






