Un groupe de journaux brésiliens a chargé le grand journaliste Boulos Tarss de couvrir les événements de la Grande révolution syrienne en 1925. Ce journaliste s'est rendu en Syrie, a visité le site d'Al-Mazraa, a parcouru les villages de la montagne, a vu de ses propres yeux les débris et les restes de l'armée française, puis est retourné au Brésil.
La communauté arabe a décidé de l'accueillir au Club arabe de la capitale brésilienne, São Paulo, le 12 août 1926. Il a commencé à expliquer les moindres détails du plus grand désastre ayant frappé l'armée française aux mains des révolutionnaires du Jabal Hauran. Certains, sceptiques, ne croyaient pas ce que ce grand journaliste racontait et ont failli l'interrompre.
Dans ces moments critiques, le poète « Al-Qarawi » Rachid Salim El Khoury est monté à la tribune principale en disant :
Parle, car tu es véridique, ô Tarss, celui qui voit n'est pas comme celui qui tâtonne.
Dis, étranger au pays, ce que tu vois de nous, la vérité, car la vérité ne se trahit pas.
Pleurez avec moi le Liban, car pleurer sur lui est un devoir sacré pour les gens fidèles.
Sur chaque siège est assis un député, les bras croisés, aveugle, sourd et muet.
Et le sabre de Sultan, y a-t-il quelqu'un pour l'entendre, le sabre de Sultan qui ne susciterait pas l'enthousiasme ?
Vive tout défenseur de son peuple et de son pays, et à bas ceux qui s'assimilent aux Français.
Miséricorde au chevalier du sabre, et miséricorde au chevalier de la plume.






