Kamal Kanj Abu Saleh, né en 1911 à Majdal Shams. Il a terminé ses études primaires à l'école du village. En tant que fils d'un combattant, il a obtenu une bourse d'études dans l'un des collèges arabes de la ville de Jérusalem, qui offrait des bourses aux enfants des combattants et des martyrs. Son père est le grand combattant Asaad Kanj Abu Saleh, décédé en 1963. Il fut l'un des combattants des révolutions syriennes contre le colonialisme français et commandant de la révolution dans la région d'Al-Balan, l'une des révolutions placées sous la bannière de la Grande Révolte syrienne dirigée par le regretté Sultan Pacha al-Atrash. Il a ensuite rejoint le Collège national arabe de Beyrouth, et après l'obtention de son diplôme, il a rejoint la faculté de droit de l'Université de Damas.

 

Le « Parti national » et le mandat parlementaire

Après avoir terminé ses études universitaires, il a rejoint le Parti social nationaliste syrien, dirigé par Antoun Saadé dans les années trente et quarante du siècle dernier. Il fut un membre actif et influent au sein du parti, accédant au poste de doyen de la défense du parti. Il s'est présenté aux élections législatives démocratiques syriennes et a remporté, en juillet 1947, le siège représentant le district de Wadi al-Ajam, la campagne de Damas, la région d'Al-Balan et le nord du Golan pendant quatre ans.

Il a joué un rôle majeur dans la mise en échec des plans visant à établir un État druze, et s'y est opposé aux côtés du défunt avocat Kamal Abu Latif du Liban. Il a également toujours œuvré à renforcer la résilience des Druzes du Golan dans leurs villages.

En détention

Il a été arrêté en Israël en 1970, ainsi qu'en 1981 pendant six mois, et également le 13/02/1982 pendant six mois. Le 14 février, il a annoncé une grève générale et ouverte dont l'une des conditions était la libération des détenus administratifs arrêtés par Israël, dont il faisait partie. Il a été libéré avec ses compagnons de détention administrative en juillet 1982.

 

Le départ

Le 15/09/1983, suite à une détérioration de son état de santé, il a été victime d'une crise cardiaque qui l'a conduit à l'hôpital, où il est décédé, laissant derrière lui un parcours brillant de militantisme et de générosité.

Des cérémonies funéraires populaires et officielles ont été organisées pour lui dans le Golan et en Syrie sur la ligne de cessez-le-feu à l'est de Majdal Shams. Étaient présents à la cérémonie l'ancien président du Conseil national palestinien Khaled al-Fahoum, le président du Parti socialiste progressiste Walid Joumblatt, le ministre Abdel Karim Adi en tant que représentant du Président de la République syrienne, ainsi que des foules immenses venues des gouvernorats de Jabal al-Arab et de Damas, le nombre de personnes en deuil étant estimé à des milliers.