Chaque société possède son authenticité, sa culture et sa morale, tout comme chaque profession a ses propres principes et comportements. Le journalisme est en première ligne des métiers reflétant l'image de la société, avec ses expériences, ses problèmes et ses phénomènes. Il est du devoir de toutes les formes de journalisme, qu'elles soient écrites, auditives, visuelles ou électroniques, de respecter l'environnement culturel de la société.
Le journalisme ne doit pas non plus outrepasser les principes et valeurs reconnus afin d'accomplir sa mission d'une manière qui réponde aux besoins et aux aspirations des gens, en leur offrant l'opportunité d'avoir une vision plus claire de leur réalité.
N'est pas journaliste quiconque exerce la profession en se dépouillant de ses principes et en manquant à ses normes éthiques. Ses compétences techniques et ses diplômes universitaires ne seront d'aucune utilité devant le public s'il manque d'intégrité et de crédibilité, et s'il s'écarte de l'indépendance et de l'objectivité.
Si certains pensent que s'attacher scrupuleusement à l'éthique, s'y limiter excessivement et respecter les frontières de la responsabilité sociale de la profession peut entraver le journaliste et affaiblir sa détermination à chercher ardemment à révéler la vérité telle qu'elle est au mieux de ses capacités, cela produirait un journalisme terne, figé, totalement déconnecté de la réalité des gens et sans utilité pour eux.
La mission du journaliste est l'une des plus difficiles, car elle est entourée de nombreux dangers. C'est aussi une mission noble. Le journaliste est comme le gardien qui observe les événements et découvre les vérités pour les transmettre à l'opinion publique sans distorsion. Il affronte tous les problèmes et risques qui se dressent sur son chemin pour remplir son rôle de la meilleure façon possible. Pour atteindre ses objectifs de révélation des faits, de service au public et à l'opinion publique, et d'exécution de ses tâches correctement, il doit être conscient, cultivé et posséder suffisamment d'expérience pour rédiger les informations obtenues de manière neutre et honnête, en tenant compte des intérêts de toute une nation et non des intérêts d'un groupe spécifique.
Le journaliste porte une cause spécifique à l'esprit et cherche à atteindre la vérité. Il doit donc maintenir les conditions de sa profession et les suivre, et s'engager envers ses principes généraux et ses normes. Il existe un ensemble de principes et de fondements auxquels le journaliste et l'institution doivent adhérer pour protéger le journaliste, l'environnement journalistique et garantir les droits des deux parties.
- Sa naissance et son enfance
Nader Hijazi, journaliste et écrivain libanais, est né dans le village de Bekifa, dans le district de Rashaya al-Wadi, le 6 mars 1988, de parents unitariens.
Son père a émigré en Amérique latine alors qu'il avait deux ans, après avoir passé plus de 15 ans à l'étranger avant la guerre civile libanaise. Cela a laissé une profonde empreinte sur son enfance. Son talent littéraire et poétique est apparu alors qu'il n'avait pas encore dix ans, exprimant ce talent d'abord par la poésie et la prose.
Il a conservé son passe-temps poétique et littéraire, mais n'a pas fait de l'écriture de poésie une profession. Il possède plusieurs poèmes non publiés, mais il travaille dur pour les retravailler afin de les publier à l'avenir.
- Son parcours scolaire
Il a reçu son enseignement primaire, comme la plupart des enfants du village, à l'école intermédiaire publique de Bekifa, où ses professeurs ont découvert son grand amour pour la lecture et l'ont aidé à cultiver cette passion, faisant du livre son compagnon permanent et le plus cher à son cœur, comme il le dit lui-même.
Il est ensuite passé au lycée public de Rashaya - section française, où l'espace était plus vaste. C'est là qu'il a publié ses premiers écrits dans le magazine du lycée, qui paraissait à la fin de chaque année sous le nom de « Al-Ghilal ». Hijazi considère que l'étape du lycée a été le premier laboratoire de sa conscience nationale, politique et sociale, d'autant plus qu'elle a coïncidé avec des changements nationaux majeurs, représentés par l'assassinat du président martyr Rafic Hariri et le déclenchement de la révolution de l'indépendance le 14 mars 2005. Par conséquent, l'événement a eu le plus grand impact sur lui et sur sa génération, à qui les développements ont permis d'exprimer leur opinion et de participer à la vie publique à un jeune âge. À l'époque, il était militant au sein de l'Organisation des jeunes progressistes dans le sud de la Bekaa.
À la lumière de ces conditions exceptionnelles dans l'histoire contemporaine du Liban, il a décidé de s'inscrire à la Faculté de droit et de sciences politiques, pour obtenir sa licence en sciences politiques et administratives de l'Université libanaise – Jal El Dib en 2009. Il avait alors déménagé de son village de Bekifa à Beyrouth, où il a travaillé et étudié.
- Sa carrière professionnelle
Après l'obtention de son diplôme, il a choisi de travailler dans le journalisme et a excellé dans ce domaine. Il a gravi les échelons au journal "An-Nahar", puis au journal "Sada Al-Balad", où il a travaillé dans les sections internationale et locale ainsi que dans la section des enquêtes. À ses débuts, il était responsable des pages "Daya'at Al-Balad" (Le village du pays), "A'ilat Al-Balad" (La famille du pays) et "Mihnat Al-Balad" (La profession du pays), voyageant à travers elles dans la plupart des régions et villages libanais. Plus tard, il a été responsable de la page hebdomadaire de l'entretien politique et a interviewé de nombreuses personnalités politiques.
Il est passé par plusieurs médias, travaillant pour le journal "Ad-Diyar", le journal électronique "Al-Modon" et le site électronique "Lebanon Files".
Entre 2015 et 2017, il a assumé la responsabilité du bureau de presse au ministère de la Santé publique, sous l'ère du ministre Waël Abou Faour. Ce fut une étape importante dans l'histoire du ministère, où Abou Faour a lancé la campagne de sécurité alimentaire qui a fait la une de l'actualité locale à l'époque et a attiré les médias occidentaux et arabes.
Par la suite, il est passé au journal "Al-Anbaa", où il occupe toujours le poste de directeur de la rédaction, et à la chaîne MTV, où il travaille sur son site d'information en tant qu'écrivain et créateur de contenu à travers une rubrique hebdomadaire qu'il prépare, intitulée "Shoo Al-Qissa?" (C'est quoi l'histoire ?), qui traite de sujets divers et variés.
L'écrivain a à son actif de nombreux articles politiques et sociaux, ainsi que des entretiens personnels. Il a également participé à de nombreuses sessions de formation, notamment avec l'agence mondiale "Reuters", aux côtés de dizaines de journalistes arabes sur le thème "Vers un journalisme de santé efficace", et sa proposition figurait parmi les sujets gagnants soutenus à la fin de la session.
Malgré son éloignement de son village et son installation à Beyrouth puis à Sofar, Bekifa a conservé une place particulière dans ses préoccupations. En 2012, il a été nommé membre fondateur d'un mouvement de jeunesse spontané baptisé "Bekifa est le plus beau village" ou "Jeunesse de Bekifa", qui continue encore aujourd'hui à mener plusieurs activités, toujours avec le sang neuf des habitants du village.
- Le livre "Al-Zaytouna Al-Maymouna" (L'olivier béni)
Pendant la pandémie de coronavirus, il a commencé à préparer un livre en cours de réalisation, sur le point d'être imprimé, sur l'histoire de son village, Bekifa, intitulé (Al-Zaytouna Al-Maymouna). Il a puisé le titre du livre dans la visite historique effectuée par notre maître Al-Muqtana Baha' al-Din al-Samuqi (p) à Bekifa et son repos sous un olivier, comme le rapporte le cheikh Al-Ashrafani dans son livre "Umdat al-Arifin".
Le livre aborde des époques historiques importantes, notamment la relation du village de Bekifa avec l'appel au Tawhid (monothéisme) et le rôle qu'il a joué en tant qu'étape clé à cette époque. En plus d'autres étapes historiques et de visages et personnalités qui ont marqué le niveau national et dans la diaspora. En ce qui concerne la vie villageoise, il a parlé de ses coutumes et traditions, qui ont leur propre axe, ainsi que de nombreux textes sentimentaux qui racontent les histoires du village et l'authenticité de ses habitants, dont l'écrivain s'inspire beaucoup en raison de son influence par son grand-père paternel, le vénérable cheikh Abou Mohammad Hassan Hijazi, qui accompagnait la terre et l'aimait. Il était authentique dans son appartenance et possédait une voie unitarienne, ayant passé sa vie dans l'obéissance à Dieu, l'ascétisme et la piété.
M. Hijazi croit que la vie mérite de se battre pour un avenir meilleur et pour une patrie digne de ses enfants qui ont brillé dans toutes les régions du monde. Il souligne que la liberté est l'icône la plus précieuse du Liban, et que la préserver est un devoir pour que ce pays reste une oasis dans cet Orient.
Préparé par l'historien : Makram Al-Masri






