En décembre 1925, le leader égyptien Saad Pacha Zaghloul a adressé une lettre au grand combattant arabe, commandant en chef de la Grande révolte syrienne, Sultan Pacha al-Atrache.

Voici le texte littéral de la lettre :

Avancez avec la bénédiction de Dieu, ô compagnon, car si les traîtres, les traîtres à la patrie, ne savent pas apprécier à sa juste valeur ce grand sursaut, les générations futures l'apprécieront et l'histoire le gravera pour vous, ô Sultan de la noblesse et de la bravoure... Peu importe comment ils stigmatisent votre bannière et votre noble objectif, peu importe comment ils salissent votre plan honorable, et peu importe comment ils interprètent mal vos intentions nobles. Votre autorité (Sultan) restera gravée dans les cœurs, tout comme vous êtes aujourd'hui le drapeau du pays. Ô Bani Maarouf, ô mes compatriotes, allez de l'avant car la main de Dieu est avec le groupe. Celui qui est avec le droit et la vérité ne sera jamais vaincu. Comment la victoire ne serait-elle pas de votre côté alors que vous êtes les propriétaires du pays ? Vous êtes l'élite des fils, l'élite de la noblesse, l'élite des cavaliers, l'élite de l'adversaire honorable, et plus encore, vous êtes l'élite des protecteurs de la patrie. Vous avez demandé la paix et la sécurité avec noblesse, ils vous ont répondu par la guerre. La guerre est pour ceux qui la réclament. C'est pour cela, et pour tout le reste, que vous avez secoué la poussière de l'humiliation et le manteau du colonialisme. Vous êtes toujours sur le champ du Jihad, sous le fracas des épées et le tonnerre des canons, cherchant la mort avec honneur sur les champs de bataille, plutôt que de mourir lâchement dans vos lits. Maintenant que vous avez lavé cet affront, l'affront des colonisateurs, par le sang, avec la détermination de votre Sultan national, comme le dit le poète arabe : L'honneur élevé n'est sauvé du mal que si le sang coule sur ses flancs.

Soyez donc vigilants maintenant, au nom de votre droit, ô compagnons, compagnons de la patrie, et préservez bien vos précieuses vies, et épargnez le sang, le sang des innocents et des martyrs, tout en préservant, bien sûr, votre liberté sacrée et en défendant votre indépendance souhaitée. Si vous voulez cela, que ce soit par la force de vos droits nationaux, par la force de votre union, de votre constance, de la fermeté de votre volonté et de la grandeur de votre sagesse. En aspirant au bonheur (Saad), le Saad de l'Égypte. (Pas d'esclavage, pas de colonialisme, pas de protectorat, pas de tutelle, aucune ingérence de quiconque dans nos affaires). Puis répétez et dites comme il a dit... (C'est ce que nous voulons, c'est ce que nous devons obtenir, tôt ou tard).

.. Et à bientôt, ô défenseurs de la nation..

Égypte, le 20/12/1925, Saad Pacha Zaghloul

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