Les activités de la neuvième édition du festival culturel Sultan Pacha al-Atrach, organisé par le ministère de la Culture, direction de la culture de Soueïda, ont débuté en hommage aux exploits du grand combattant et de ses compagnons qui, par leurs sacrifices et leur héroïsme, ont forgé la gloire de l'Indépendance.

Les activités du festival ont commencé par le dépôt d'une gerbe de fleurs sur le tombeau du commandant en chef de la Grande révolution syrienne, Sultan Pacha al-Atrach, au mémorial des martyrs de la Grande révolution syrienne dans la ville d'Al-Qurayya, suivi de la lecture de la Fatiha sur son âme pure.

Les activités se sont ensuite poursuivies au Palais de la Culture, où la directrice de la culture de Soueïda, Leila Abou Fakher, a souligné dans son discours d'ouverture que ce festival est en harmonie avec le message intellectuel et civilisationnel de notre histoire arabe, affirmant la volonté, à chaque édition, d'ancrer notre identité arabe et nationale pour laquelle nos ancêtres ont lutté. Elle a précisé que le festival vise à mettre en lumière les valeurs intellectuelles et militantes nobles ainsi que les concepts nationaux rassembleurs incarnés par le grand combattant et ses compagnons, qui ont unifié les fronts de confrontation politique, militaire, intellectuelle et sociale vers un pays libre et uni, ce que les petits-enfants ont poursuivi aujourd'hui face à l'offensive obscurantiste qui a tenté de cibler notre culture, notre patrimoine et notre message civilisationnel humain dans son essence et sa profondeur.

Elle a expliqué que l'hommage rendu à l'une des figures de la Grande révolution syrienne et à l'un des héros de cette phase honorable de l'histoire du pays, à travers la remise du bouclier commémoratif du festival à la famille du combattant Mohammad Ezzedine al-Halabi, l'un des piliers de la Grande révolution syrienne, est une reconnaissance et une appréciation de son militantisme, de sa lutte, de son histoire nationale et de ses exploits dans les batailles de la Grande révolution syrienne contre le colonisateur français.

De son côté, l'ingénieur Thaer al-Atrach, petit-fils du combattant Sultan Pacha al-Atrach, a déclaré dans son discours au nom de la famille : « Le festival est une étape importante pour s'inspirer des leçons, des significations et des valeurs militantes, libératrices et nationales afin de les présenter aux générations présentes et futures. Chacun doit se tourner vers son histoire riche en exploits et s'attacher aux significations et aux valeurs incarnées par le grand combattant et ses compagnons à travers leur longue lutte, en restant fidèles à leurs principes et à leurs positions militantes pour l'indépendance de notre pays, la préservation de son unité, la dignité de son peuple, et le refus de toutes les tentations et compromissions, quelles que soient les circonstances. »

L'ingénieur Thaer al-Atrach

Pour sa part, le Dr Fayez Ezzedine, évoquant le combattant Mohammad Ezzedine al-Halabi qui était la figure honorée lors de cette édition du festival, a déclaré que « le combattant al-Halabi était l'un des piliers de la Grande révolution syrienne, commandant de la région du Nord et de la Ghouta pendant la révolution, et il a participé à la plupart de ses batailles, où lui et ses fidèles compagnons ont offert leur vie en sacrifice pour la patrie, restant inébranlables dans leur patriotisme et leur arabisme jusqu'à leur dernier souffle », exprimant ses remerciements et sa gratitude au ministère de la Culture et aux organisateurs du festival pour cette noble initiative.

Les activités comprenaient la présentation d'un segment artistique par le groupe Chahrazad, dirigé par l'artiste Mazen al-Hakim, mettant en avant le patrimoine, illustrant à travers des tableaux folkloriques l'authenticité des coutumes, des traditions et des positions nationales, ainsi que la disposition à faire des sacrifices pour défendre la patrie et la terre.

Une exposition de documents historiques a été inaugurée au Palais de la Culture, préparée et organisée par le chercheur Kamal Al-Choufani sous la supervision de la Maison du document historique à la direction de la culture de Soueïda, comprenant des documents retraçant la période de la Grande révolution syrienne, l'exil des révolutionnaires vers Wadi al-Sirhan, la période entre 1937 et 1946 et l'ère nationale, en plus de documents relatifs au combattant Mohammad Ezzedine al-Halabi et à ses compagnons.

Une exposition d'objets et d'artisanat traditionnel a également été inaugurée sous la supervision de l'association « Mahabba wa Wafa » (Amour et Fidélité) du gouvernorat.

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