Lors d'une rencontre nationale et druze massive et unifiée réunissant des personnalités nationales et druzes du Golan, de Palestine et du Liban, en signe de rejet de l'occupation israélienne et des massacres commis quotidiennement en Palestine, au Liban-Sud et dans la région, et pour réaffirmer l'attachement des Arabes druzes à leur identité arabe face à l'entité usurpatrice et à tous ceux qui manipulent cette identité, le député Wael Abou Faour, membre du bloc de la Rencontre démocratique, a souligné que le président Walid Joumblatt est le garant de l'identité arabo-islamique de la communauté des unitariens druzes, de la Palestine à la Syrie en passant par le Liban, considérant que la véritable boussole se trouve au Liban, que la véritable boussole est entre les mains de Walid Joumblatt et de Taymour Joumblatt, et à Moukhtara, dans cet appartenance arabe et islamique des druzes de Syrie, du Golan, de Palestine et partout ailleurs, soulignant que les Druzes ne sont pas une minorité sur cette terre, ni une minorité confessionnelle, sectaire, ethnique ou raciale, mais une partie de la majorité arabo-islamique de ce pays.
Les propos du député Abou Faour ont été tenus alors qu'il représentait le président Walid Joumblatt, qui a parrainé la cérémonie de signature du livre « Samih al-Qasim : carrefour de l'histoire et symbolique du 'non' » du journaliste et écrivain Hassan Bahmad, en hommage au grand poète arabe Samih al-Qasim, à l'occasion du dixième anniversaire de sa disparition, lors d'une rencontre nationale druze unifiée entre le Golan, de Palestine et du Liban, à l'invitation du Conseil culturel et social de la Bekaa-Ouest et de Rashaya, ainsi que de la Maison progressiste, organisée à l'école unitaire d'Al-Irfan à Dahr Al-Ahmar, en présence d'un parterre national unifié.

Ont assisté à la cérémonie d'hommage et de signature : le membre du Conseil théologique druze, Cheikh Farid Abou Ibrahim, représentant le Cheikh Akl de la communauté des unitariens druzes, le Dr Sami Abi Al-Muna ; le mufti de Rashaya, Cheikh Dr Wafiq Hijazi ; le représentant du mufti de Zahlé et de la Bekaa, Cheikh Dr Ali Al-Ghazzawi ; Cheikh Hassan Assaad, représentant le député Dr Kabalan Kabalan ; le conseiller du président Saad Hariri pour les affaires religieuses, Cheikh Ali Al-Janani ; le père Ibrahim Saad et le père Ibrahim Karam ; l'ancien député Mahmoud Abou Hamdan ; le Dr Tarek Bahmad, représentant l'ancien député Fayçal Daoud ; le Caïmacam de Rashaya, M. Nabil Al-Masri ; le président de la fondation unitaire Al-Irfan, Cheikh Nazih Rafeh ; les membres du Conseil théologique druze ; le vice-président du Forum pour le développement libanais, M. Wahbi Abou Faour ; le président du Conseil culturel et social, l'avocat et poète Saleh Al-Dessouki ; le chef du service médical du district de Rashaya, Dr Samer Harb ; le chef de la branche de la Bekaa à la coopérative des fonctionnaires de l'État, M. Nazih Hammoud ; le délégué à l'intérieur de la Bekaa-Sud du Parti progressiste, Aref Abou Mansour ; le chef du département de Rashaya au sein du Parti démocratique libanais, Jamal Barqashi ; l'officier de l'état civil de Rashaya, M. Mohamed Al-Qaderi ; le président de l'Union des municipalités du Jabal al-Cheikh, Jeries Al-Haddad ; le président de l'Union des municipalités de Hasbaya, Sami Al-Safadi ; l'écrivain Dr Tawfiq Bahmad ; l'avocat Georges Abboud ; le syndicaliste Akram Arabi ; le chef du bureau de la Sécurité sociale de Hasbaya et Rashaya, Dr Fadi Abou Samsam ; des figures culturelles, éducatives, syndicales et médicales, ainsi que des chefs de municipalités, des mokhtars et une assistance venue des villages de la Bekaa-Ouest, de Rashaya et de la population de Dahr Al-Ahmar.

La cérémonie a été présentée par le journaliste Dr Yasser Ghazi qui a déclaré : « Bienvenue dans l'enceinte de l'Irfan, et avec l'œil de l'Irfan, du cœur du Wadi al-Taym, nous contemplons avec vous la terre de l'épopée, ouverte sur le rêve d'une patrie. Nous nous enquerons de la situation des résistants et de la sueur des combattants, et malgré l'holocauste, nous continuerons à respirer le parfum de la Palestine. Là-bas, derrière la poussière de la bataille, des héros ont établi avec leur sang les règles de leur engagement avec l'occupant, inspirés par le serment de Samih al-Qasim. »
Il a poursuivi : « Depuis que les Palestiniens ont été frappés par la Nakba en 48, que le désespoir a dominé l'ère des années cinquante et que les mains des résistants ont été entravées, les porteurs de plumes ont brandi l'étendard de la lutte et de la résistance à travers la poésie et le roman, après que les élégies et les chants de deuil public eurent rempli l'espace palestinien. L'expression 'poètes de la terre occupée' n'a été connue qu'après que l'occupation a consolidé ses positions, faisant émerger des poètes tels que Badr Shakir al-Sayyab, Khalil Hawi, Abdel Sabour et d'autres. Mais la poésie de résistance n'a mûri qu'après la défaite totale de 67. Le défi était alors devant les maîtres du verbe, au premier rang desquels Samih al-Qasim. Ce défi consistait à mener la bataille face à la prédication de la reddition et à réveiller le fusil par le poème résistant, à une époque où prévalait la conviction que la patrie de la révolution était morte. C'était là la mission la plus difficile et la plus ardue dans la guerre existentielle de ce peuple combattant, qui s'est retrouvé face à deux choix : soit devenir étranger à jamais dans sa patrie, soit que les autres deviennent des étrangers dans une patrie qui n'a jamais été et ne sera jamais la leur. »
Rafeh
Le président de la fondation unitaire Al-Irfan, Cheikh Nazih Rafeh, a déclaré dans son allocution : « Nous nous réunissons aujourd'hui pour honorer un poète arabe, dix ans après sa disparition, un poète dont chaque vers est un manifeste noble du véritable révolutionnaire, lui qui fut l'un des symboles de la révolution palestinienne par sa pensée, sa plume et ses positions qui ont défendu la liberté, la dignité et l'humanité. Fils de la terre de Palestine et de la communauté des unitariens, il a incarné en sa personne l'histoire de tout unitarien honorable qui s'est attaché à sa terre, à ses racines et à son histoire, défendant son identité arabe et islamique. L'unitarien qui s'intègre dans son environnement sans se dissoudre, et qui porte l'étendard de la cause humaine, l'étendard de la Palestine pour laquelle le maître Kamal Joumblatt est tombé en martyr pour son soutien et sa gloire, la Palestine dont le grand chevalier arabe, l'émir de l'éloquence Chakib Arslan, a laissé le testament, la Palestine dans les champs de laquelle a vécu notre éminent Cheikh Abou Youssef Amine Tarif, qui y a préservé l'identité islamique et arabe des unitariens druzes, la Palestine que le leader arabe Sultan Bacha al-Atrash a refusé de voir ses enfants fuir. »

Bahmad
L'auteur du livre, le journaliste Hassan Bahmad, a déclaré : « Mon livre, dont nous célébrons la publication lors de cette célébration nationale unifiée, met en lumière cette stature arabe exceptionnelle. On y découvre la résistance de Samih al-Qasim à l'occupation usurpatrice, sa philosophie et son humanisme. Nous explorons ses poèmes et son école poétique. Nous parlons d'un poète qui a défendu jusqu'au dernier souffle l'identité nationale palestinienne face à un ennemi expert en terrorisme et en massacres. Nous parlons d'un symbole de la lutte culturelle et du poète de l'arabisme, de son aura arabe et mondiale, et de la voix tonitruante dans tous ses poèmes... d'un poète qui était le pouls de la rue et la conscience vivante de l'individu arabe. Il a tracé pour l'histoire une orbite et une fierté pour les générations, comme un signe distinctif de l'esprit, du pouls et du parfum de la Palestine. »
S'en sont suivies des interventions enregistrées du combattant Saïd Naffa au nom des fils de l'intérieur palestinien occupé, de M. Watan Samih al-Qasim, et de M. Thaer Abou Saleh au nom des fils du Golan syrien occupé.
Ensuite, le père Ibrahim Saad a pris la parole : « Combien avons-nous besoin de ce que tu as écrit, Hassan Bahmad. Devons-nous lire ce que tu as écrit ou devons-nous lire Samih ? »
« Samih al-Qasim a vécu le poème la tête haute malgré les coups portés sur sa tête, et il a vécu la mort la tête haute malgré les coups de la mort sur sa tête. »
Il a ajouté : « Ce grand, Samih, qui à l'âge de treize ans a tenté de protéger des maisons de chrétiens contre l'occupation et la barbarie. Aujourd'hui, ô Samih, nous apprenons de toi la philosophie de la résistance. Que signifie la résistance ? Signifie-t-elle la soumission, la relaxation, l'acceptation de ce qui nous est imposé, ou signifie-t-elle le 'Non' ? Ce 'non' qui est devenu ton identité dans ta jeunesse, ta maturité, ta maladie, dans ton poème, dans la chanson et dans ton regard sur l'être humain. »
« Ô Samih, c'est toi qui parles en nous aujourd'hui, et non nous. Nous essayons de te comprendre alors que nous parlons, et tu nous prêches par ton silence maintenant, alors que tu es celui qui parle éternellement. Si tu avais vécu plus longtemps, il n'y aurait eu aucun mot à dire après ce que tu as dit. Pourquoi as-tu appelé ton fils 'Watan' (Patrie) ? Sais-tu pourquoi ? Pour que la patrie soit sur tes lèvres jour et nuit : Watan, Watan, Watan. Nous sommes tous des fils de la patrie, sauf toi, tu es le 'père de la patrie', car le père est celui qui prend soin, qui se soucie, qui sacrifie, qui meurt pour que le fils grandisse, et tu as agi envers ta patrie comme un père, non comme un fils. »
« Félicitations à toi là où tu es, et félicitations à nous d'avoir vécu à l'époque de Samih al-Qasim, car nous avons appris un peu de dignité, un peu de fierté et beaucoup de rébellion. Peut-être que cette rébellion portera en nous un fruit qui t'apaisera là où tu es. »
Son Éminence le mufti de Rashaya, le Dr Wafiq Mohamed Hijazi, a déclaré : « En vérité, cette rencontre est une rencontre parfumée. Elle est parfumée car elle parle de la Palestine, et elle brille d'autant plus que nous nous réunissons pour la Palestine, pour le poète de la Palestine et pour le 'non' qu'il a prononcé en réponse aux sionistes agresseurs sur la terre de Palestine. Cette rencontre gagne en parfum et en éclat car elle traite d'une terre parfumée par le sang des martyrs qui sont montés au ciel parce qu'ils n'ont pas accepté de renoncer à un grain de la terre de Palestine, même si cela devait coûter l'extermination de la Palestine, car la Palestine, bien qu'étant une terre limitée dans l'espace, fait de chaque homme libre dans le monde un fils de la Palestine. »
Il a ajouté : « L'homme peut parfois être triste à un moment donné de ne pas avoir pu offrir quelque chose à la Palestine, mais par un mot dit en défense de la Palestine, il a accompli une partie de ce qu'il lui doit. C'est pourquoi on dit que le tranchant de la langue est plus dangereux que le tranchant de l'arme, et que les blessures de l'épée guérissent, tandis que les blessures de la langue ne guérissent pas. »
« Et si aucun d'entre nous ne peut faire plus que de dire des mots en soutien et en défense de la Palestine, de Gaza et d'Al-Quds, cette terre bénie, s'il n'est pas un défenseur avec son arme, qu'il soit au moins un défenseur avec sa langue, car celui qui se tait face à la vérité est un démon muet. Comme on dit, si l'on ne peut se taire face au mal, qu'on soit au moins locuteur de la vérité. Quiconque croit en Dieu et au jour dernier, qu'il dise le bien ou qu'il se taise. »
Al-Dessouki
La cérémonie a été ponctuée par un poème du président du Conseil culturel et social de la Bekaa-Ouest et de Rashaya, le poète arabe Saleh Al-Dessouki.
L'enfant Amir Fadel Chabbat, lauréat du concours "Défi de la lecture arabe" parmi les dix premiers, a présenté un extrait du poème "Avancez" du poète Samih al-Qasim.

Abou Faour
Le député Abou Faour a pris la parole au nom du parrain de la cérémonie, le président Walid Joumblatt : « Salutations au compagnon et ami Hassan Bahmad pour son savoir et son travail, et une salutation plus grande encore pour la sincérité et la clarté de son appartenance, ce qui mérite d'être souligné. Salutations également à sa personne et à son origine dans son village, ainsi qu'à sa famille honorable, courageuse, dévouée et ferme dans son appartenance à l'école de Kamal Joumblatt et à cette marche que Walid Joumblatt et Taymour Joumblatt mènent aujourd'hui. »
Il a ajouté : « Nous avons voulu que cette rencontre dépasse le cadre d'une simple signature de livre pour devenir cette scène nationale dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui. Cette scène qui, dans notre livre national, représente cette présence nationale et ces nuances nationales. Dans notre livre national, nous sommes unis : nous pouvons diverger et nous distinguer, mais si nos avis divergent, cela n'annule pas notre unité nationale. Dans notre livre national, il n'y a pas de place pour la trahison ou l'excommunication politique, et il n'y a pas de place pour que l'un d'entre nous s'adresse à l'autre, en cas de divergence d'opinion, avec un langage de trahison et d'exclusion nationale, même sur les causes les plus sacrées, comme celle de la Palestine. Nous divergeons sur cette question, mais la divergence ne donne à personne, d'un camp ou d'un autre, le droit de reprocher à l'autre son appartenance ou son patriotisme ; nous sommes tous les fils de cette patrie et nous en sommes tous soucieux. »
« Nous avons voulu également dans cette rencontre évoquer Samih al-Qasim en cet anniversaire, lui que l'on appelle la "cithare de la Palestine", et évoquer l'idée de la résistance, que nous voyons aujourd'hui en Palestine et en Cisjordanie. Nous avons voulu évoquer l'idée de la survie, et Samih al-Qasim incarne cette idée. Peut-être que beaucoup de fils du peuple palestinien n'ont pas eu la chance de vivre cette idée de survie, en raison des massacres et des exactions commis par les gangs sionistes, mais Samih al-Qasim est resté sur sa terre avec un grand nombre du peuple palestinien et ils ont incarné l'idée de la survie que certains n'ont pas comprise à l'époque, que certains ont reprochée à Samih al-Qasim et à d'autres, et que certains fanatiques, qui croyaient servir la cause palestinienne, ont critiquée, traitant les fils de l'intérieur palestinien occupé d'avoir accepté l'identité israélienne et d'être restés sous occupation, alors qu'en réalité, ils ont persisté sous l'occupation. Lorsque l'on a dit à Samih al-Qasim que certains médias le critiquaient pour chanter la résistance tout en acceptant la citoyenneté israélienne, sa réponse fut : "Si l'on me donnait le choix entre marquer l'étoile de David sur mon front ou ma nuque et quitter mon village de Rama, j'aurais choisi le marquage plutôt que de quitter mon village". »
« Cette survie qu'a représentée Samih al-Qasim et beaucoup d'autres fils de la Palestine occupée est devenue aujourd'hui un véritable dilemme pour l'occupation israélienne, qui regarde aujourd'hui parmi ses rangs et voit plus d'un million deux cent mille Arabes, soit 22 pour cent du volume de l'électorat israélien, qui sont des Arabes attachés à leur identité arabe. »
« Nous avons voulu, dans cette rencontre unifiée, entendre ces voix : le combattant Thaer Abou Saleh du Golan syrien occupé, le combattant Saïd Naffa de l'intérieur palestinien occupé depuis 1948, et Watan Mohamed Samih al-Qasim, que Samih al-Qasim a nommé "Watan Mohamed" pour souligner son appartenance. Nous avons voulu entendre ces voix pour évoquer la véritable personnalité historique de la présence druze arabo-islamique dans cette région. »
« Samih al-Qasim est le véritable représentant légitime et naturel de la personnalité druze palestinienne restée sous occupation avec toute son appartenance, son identité et son engagement envers la cause palestinienne, contrairement à certaines autres personnalités qui prétendent parler au nom des Druzes arabes en Palestine, et qui ne représentent ni la réalité de leur héritage, ni la réalité de leur histoire et de leur identité, mais représentent la réalité de la complaisance de certains avec l'institution sioniste. »
« Les Druzes, et je le dis au nom de Walid Joumblatt : nous ne sommes pas une minorité sur cette terre, nous ne sommes pas une minorité confessionnelle, sectaire, ethnique ou raciale ; nous sommes une partie de la majorité arabo-islamique de ce pays. Nous triomphons si elle triomphe, nous sommes vaincus si elle est vaincue ; nous nous réjouissons si elle se réjouit, nous pleurons si elle pleure ; nous restons si elle reste, nous disparaissons si elle disparaît. Nous sommes les petits-enfants de Sultan Bacha al-Atrash, de Kamal Joumblatt, de Chakib Arslan et de Walid Joumblatt ; telle est notre identité, tel est notre appartenance et notre choix. »
« Nous entendons certains dire aujourd'hui qu'il y a des spécificités pour les fils de la communauté des unitariens druzes en Syrie, au Golan ou en Palestine. Nous respectons les spécificités, mais nul ne peut, sous prétexte de spécificité, falsifier l'histoire ou manipuler l'identité. Nous sommes Arabes, Arabes, Arabes. Salutations aux Druzes du Golan syrien occupé qui ont fait échouer, avec Walid Joumblatt, la tentative de sédition orchestrée par Israël le jour où les enfants martyrs sont tombés à Majdal Shams. Salutations aux personnalités nationales en Palestine occupée en 1948, qui ont répondu à l'appel de Walid Joumblatt depuis les Khalwat al-Bayada en 2001, lorsqu'il a appelé les Druzes de Palestine à refuser la conscription dans l'armée d'occupation israélienne et à s'attacher à l'identité arabo-islamique. Salutations à Saïd Naffa et à ses compagnons, au défunt Cheikh Farhoud Farhoud, et à tous les combattants en Palestine occupée qui tiennent et s'attachent aux braises de leur identité arabo-islamique. »
« Walid Joumblatt est le gardien de cette identité arabo-islamique, et Walid Joumblatt, suivi de Taymour Joumblatt, est le garant de cette identité face à quiconque voudrait la manipuler. Au début de la création de l'État d'occupation israélien, il y avait l'illusion de l'israélisation et l'illusion de l'identité israélienne, et cette illusion s'est effondrée. Elle s'est effondrée d'abord chez les fils du Golan dès le début de l'occupation, et elle s'est également effondrée chez les fils de la Palestine occupée depuis 1948. L'institution sioniste elle-même est celle qui a fait s'effondrer l'illusion de l'israélisation lorsqu'elle a adopté le projet de la loi sur l'État-nation, le projet d'Israël comme État des Juifs. De quelle nationalité ou appartenance parle donc cette partie ? L'Arabe qui vit en Palestine occupée possède-t-il le minimum des composantes de l'identité ? Malheureusement, non. Et si cette partie a des intérêts et des appartenances, la véritable boussole est au Liban, la véritable boussole est chez Walid Joumblatt, Taymour Joumblatt et à Moukhtara, dans cet appartenance arabo-islamique des Druzes de Syrie, du Golan, de Palestine et partout ailleurs. »
« Pour conclure, salutations au Golan, à la Palestine occupée, à Gaza et à la Cisjordanie qui subissent aujourd'hui les agressions israéliennes. Salutations à ce public national arabe qui a toujours soutenu Walid Joumblatt et Taymour Joumblatt en cette étape difficile où il convient de brandir à nouveau l'étendard de l'appartenance à cette nation, et où il convient de ramener le débat à sa place correcte, et de ne pas écouter certains avis qui, par bonne ou mauvaise foi, convergent avec la propagande israélienne selon laquelle les Druzes sont une minorité. Comme je l'ai dit, les Druzes ne sont pas une minorité, mais une partie de cette majorité. »
À la fin, le président du Conseil culturel du district de la Bekaa-Ouest et de Rashaya et le syndicaliste Akram Arabi ont remis un bouclier honorifique à l'auteur au nom du Conseil, et le Parti progressiste socialiste à Dahr Al-Ahmar a remis un bouclier honorifique au député Abou Faour.
Le journaliste Hassan Bahmad a offert son livre à tous les présents après l'avoir signé.









