« La demeure qui ne protège pas son protégé ne mérite pas qu'on la construise »… une citation liée au nom de Sultan Pacha el-Atrache, qui résume une position dépassant les limites de la maison pour devenir l'expression de la dignité et du respect de l'engagement. L'histoire remonte à juillet 1922, lorsque le révolutionnaire Adham Khanjar se dirigea vers la ville d'Al-Qurayya pour demander protection dans la demeure de Sultan Pacha el-Atrache, mais les forces françaises l'arrêtèrent avant qu'il n'y parvienne et le transférèrent à la prison de Soueïda ; lorsque Sultan apprit ce qui s'était passé, il considéra l'arrestation de l'homme qui se rendait chez lui pour chercher refuge comme une violation des coutumes de l'hospitalité. Il se mobilisa alors avec les habitants d'Al-Qurayya et des hommes de la montagne dans une tentative pour le libérer, ce qui mena à un affrontement armé avec les forces françaises près de Soueïda. Les événements se sont intensifiés avant que la demeure de Sultan Pacha ne soit bombardée et détruite, le contraignant à se réfugier en Jordanie avec un certain nombre de ses compagnons. Après son retour, le récit raconte qu'il refusa une somme d'or qui lui était offerte en compensation de sa maison détruite, restant fidèle à sa position et répétant sa célèbre citation. La demeure était dans cette histoire un engagement dont la valeur ne s'accomplit que par la protection de celui qui s'y est abrité, et ainsi, la citation est restée un témoignage du sens de la noblesse lorsqu'elle se transforme de paroles en acte.