Dans « Au-delà de la chanson », nous découvrons comment une histoire familiale s'est transformée en une chanson qui touche notre sensibilité et nous rappelle que certains absents restent présents dans notre mémoire, quelle que soit la distance.
Dans l'une de ses interviews, l'artiste Mays Harb a raconté l'histoire qui a inspiré sa chanson « Bita’teb khayalak bi-zel soura » (Tu reproches à ton imagination dans l'ombre d'une photo). Elle remonte à son grand-père, alors qu'il était assis, contemplant la photo de ses petites-filles avec un léger sourire, dans une maison qui débordait autrefois de vie, avant que ses enfants et petits-enfants ne partent et que les distances ne les séparent.
De cette scène simple est née une chanson qui évoque des moments de solitude, où la photo devient une fenêtre sur les souvenirs, et où l'imagination devient un moyen de retrouver les absents.
« Tu reproches à ton imagination dans l'ombre d'une photo, et il n'y a personne devant toi » ; des mots qui résument un sentiment connu de tous ceux qui ont perdu leurs proches, lorsqu'ils se remémorent leurs traits et imaginent leur présence, malgré les distances et l'absence.






